Historique

A l'altitude de 1000 mètres, aux contreforts du Hoher Gall et du Kehlstein, on trouve l'Obersalzberg, une région de pâturages inclinés, beaucoup de bois et aujourd'hui beaucoup de broussailles sur des ruines funestes.
Que s'est-il passé à l'Obersalzberg ?
Comme le nom nous indique, son intérieur contient un "Haselgebirge" énorme, un conglomérat qui contient du sel comme le résidu de la dernière période glaciaire.
Le sel est retiré à l'aide d'un procédé de lessivage.
Pendant des siècles, les habitants trouvaient du travail et de quoi vivre dans la mine de sel, ainsi on a construit çà et là des petits logements, des maisons, on a arraché quelques pâturages au bois et avec beaucoup d'efforts on arriva à une petite propriété paysanne.
Ainsi, on avait une légère colonisation à l'Obersalzberg, ici le fief "Bodnerlehen", les fiefs "Scheberlehen", "Beim Reiter", "In der Brandstatt".
Ce fut ainsi durant des siècles.
C'est seulement en 1877 que la première pension de famille fut construite, la pension "Moritz".
Il y a bien longtemps avant.........
La « Gnotschatt » de l'Obersalzberg se composait au début des années vingt de propriétés agricoles, d'auberges, d'hôtels et de sanatoriums.

En 1877, Mauritia (Moritz) Mayer une femme sûre d'elle et habile, avait acheté la maison de pierre et son terrain sur l'Obersalzberg et entreprit d'aménager une modeste pension de famille : La pension Moritz.
C'est avec elle que commença la réputation de l'Obersalzberg en tant que " station climatique".
A cette époque, l'Obersalzberg attirait de nombreux personnages célèbres qui venaient ici en villégiature d'été dont Richard Voss (né le 2 septembre 1851 à Gut Neugrape en Poméranie , décédé le 10 juin 1918 à Berchtesgaden) était un écrivain allemand.
Comme membre de l'Ordre de Saint-Jean, il participa à la guerre de 1870 et fut blessé.
Après avoir étudié les Lettres et la philosophie à Iéna et à Munich, il vécut alternativement au Königssee près de Berchtesgaden et à Frascati près de Rome où il fréquentait la colonie allemande.
Dans sa maison du Königssee, « Bergfrieden », il recevait de nombreux artistes et des aristocrates.
Son roman connu sous Zwei Menschen (deux hommes), qui traite de la vie de Judith Platter, fondatrice du tourisme à Obersalzberg, a été plusieurs fois porté à l’écran (entre autres en 1924-26 comme film muet, en 1930 avec Gustav Fröhlich et en 1952).

Au cour du temps, la pension Moritz, deviendra le Platterhof (fin de la guerre) ensuite, l'hôtel Généralm Walker (occupation américaine) pour être détruit en 2002.
Le Platterhof


Appelée d'abord Steinhauslehen, appartenant à Johann Hofreiter, puis achetée par Moritz Mayer, la maison fut ouverte comme ferme, puis transformée en pension et nommée «Pension Moritz» à partir de 1878.
Après la mort de Moritz Mayer le 1er mars 1897 elle fut reprise par sa soeur, Antonie, qui la géra jusqu'en 1919.
La maison ne fut pas démolie mais transformée en grand hôtel (Platterhof).
Vers la fin de la 2è guerre mondiale l'hôtel fut utilisé en partie comme hôpital militaire.
Suite à des dommages importants subis pendant le raid aérien du 25 avril 1945, il fut rouvert sous la désignation d'Hotel General Walker pour le centre de loisirs des forces armées américaines.

hôtel pour le peuple

Il fallait nourrir et loger les masses énormes de visiteurs que l'on estimait parfois à 5000 par jour.
Adolf Hitler donna l'ordre de transformer le Platterhof, qui était son lieu de séjour préféré à l'Obersalzberg, en un hôtel pour le peuple.
Tout " pèlerin " devait avoir la possibilité de passer un jour et une nuit près d’Hitler moyennant la somme modique d'un Reichsmark.
Les travaux de construction débutèrent dans le courant de l'été 1938.
Le Führer avait vraiment l'intention de faire construire un hôtel simple.
Depuis longtemps toutefois, Bormann avait fait valoir ici encore son influence.
Bormann se comporta de manière odieuse pendant la durée des travaux.
Il arrivait toujours avec de nouveaux souhaits qui entrainaient d'importantes modifications.
Mais comme on le craignait, on n'osait l'informer des possibilités limitées de la technique.
Il fut déclaré au début de la guerre que ce chantier faisait partie du "programme stratégique de constructions du Führer", de même que la plupart des autres constructions de Bormann.










